Arrivé à Orbe avec l’objectif clair de reconstruire, Haso s’est rapidement lancé dans un chantier ambitieux. Entre un effectif largement renouvelé, la relance de la deuxième équipe et un premier tour bouclé à une prometteuse deuxième place, l’entraîneur de 41 ans pose les bases d’un projet qui se veut durable. Rencontre avec un coach attaché aux valeurs collectives et à la rigueur défensive.
Qui êtes-vous ?
Haso Suljic, 41 ans, coach, père de deux enfants de 13 et 10 ans, marié et habitant à Yverdon. Je connais bien le club pour y avoir joué auparavant. Ce lien a clairement influencé ma décision de venir entraîner ici, avec l’envie d’apporter quelque chose à un club qui compte pour moi.
Avez-vous amené des joueurs avec vous ?
Oui, mais seulement deux joueurs de mon ancien club. Le reste de l’effectif a été fortement renouvelé. Au total, il y a eu environ 31 transferts afin de bâtir une équipe capable d’être compétitive dans le championnat.
Quel a été votre rôle dans la reconstruction de la deuxième équipe ?
À mon arrivée, la deuxième équipe comptait très peu de joueurs. Il a donc fallu repartir presque de zéro. Aujourd’hui, elle se situe autour de la 7e ou 8e place et surtout elle n’a déclaré aucun forfait, ce qui était un objectif important. J’ai même donné un coup de main sur le terrain avec 23 matchs disputés comme joueur et deux comme gardien.
Qui entraîne la deuxième équipe ?
C’est Régis, un ancien coéquipier et défenseur central avec qui j’ai déjà évolué. Nous nous connaissons très bien et cela facilite énormément la collaboration et la communication.
Qu’est-ce qui vous a convaincu de rejoindre le projet du club ?
Principalement l’aspect humain. J’entretiens une bonne relation avec la présidente, Marie-Claude, dont j’admire l’investissement et l’énergie pour le club. J’avais aussi envie de participer à la reconstruction d’un club où j’ai joué et auquel je reste attaché.
Quels étaient les objectifs au départ ?
L’objectif principal était de reconstruire un groupe solide. Sur le plan sportif, nous visions une place dans les cinq premiers afin de rester compétitifs.

Êtes-vous satisfait du premier tour ?
Oui, l’équipe a terminé deuxième. C’est un bilan positif si l’on considère que l’effectif a été construit assez rapidement. Bien sûr, certaines défaites auraient pu être évitées, mais l’ensemble reste encourageant.
Quelles difficultés avez-vous rencontrées ?
Le principal défi a été la gestion du groupe à l’entraînement. Nous avons parfois plus de trente joueurs présents, ce qui complique l’organisation et demande beaucoup d’exigence pour maintenir un travail de qualité.
Comment avez-vous créé une dynamique positive dans le groupe ?
En mettant l’accent sur le sérieux et la discipline. Nous avons aussi intégré des leaders dans le vestiaire et convaincu certains anciens joueurs de revenir afin d’apporter de l’expérience et une identité forte au groupe.
Quelle importance accordez-vous à la défense ?
Elle est fondamentale. Pour moi, toute l’équipe doit participer aux tâches défensives. Les attaquants sont les premiers défenseurs. Je veux voir un bloc compact et solidaire, où chacun fait les efforts pour le collectif.
Comment définiriez-vous votre philosophie de jeu ?
La base reste la discipline défensive. Ensuite, le jeu doit s’adapter aux qualités des joueurs. Par exemple, lorsque nous disposons d’un attaquant fort de la tête, j’aime utiliser les côtés et multiplier les centres. L’idée est toujours d’exploiter au mieux les forces de l’effectif.
Quel est votre souhait pour l’avenir du club ?
J’espère surtout que le club pourra investir dans ses infrastructures : la rénovation des vestiaires, l’amélioration des accès et de l’éclairage. Ce sont des éléments essentiels pour offrir de meilleures conditions aux joueurs et permettre au club de continuer à progresser.

Texte : Suat Jashari
Photos : Maxime Gubler



