Huit saisons sous les couleurs de l’US Collombey-Muraz, un brassard de capitaine autour du bras et une nouvelle finale de Coupe à disputer ce mercredi soir à Riddes : Guillaume Planchamp fait partie des visages forts du club chablaisien. L’attaquant revient pour FootValais avant le match le plus important de la saison. Interview.
Passé par Monthey avant de rejoindre l’« USCM », l’attaquant a vu l’équipe évoluer au fil des années sans jamais perdre son identité. Malgré une importante reconstruction de l’effectif cette saison, le club réalise un exercice réussi entre championnat et Coupe. Attaché à la formation des jeunes, au groupe et à l’esprit familial qui règne dans le vestiaire, il évoque aussi le plaisir particulier de partager cette aventure avec son frère, aujourd’hui gardien numéro un de l’équipe.
Comment se déroule cette saison ?
C’est une saison un peu particulière parce qu’il y a eu énormément de départs l’été dernier. On s’est retrouvés avec un noyau de seulement huit joueurs. Il a fallu reconstruire tout un groupe. Le staff et le comité ont fait un énorme travail pour aller chercher des joueurs de la région, intégrer des jeunes du club et faire revenir quelques copains. Aujourd’hui, vu notre troisième place et notre qualification pour la finale de Coupe, on peut dire que le travail a payé.
Qu’apporte Admir Bilibani, ancien joueur professionnel arrivé comme nouvel entraîneur au début de la saison ?
C’est très enrichissant parce qu’il vient du haut niveau et il sait exactement de quoi il parle. On apprend énormément sur le plan tactique, le placement ou encore la stratégie. Après, nous on reste un groupe de copains qui aime aussi profiter en dehors du terrain. Au début, ça lui a peut-être fait un petit choc, mais il a vite compris qu’on était sérieux dans le travail. L’alchimie s’est très bien faite.
Vous avez aussi la chance de jouer avec votre frère dans la même équipe. Qu’est-ce que cela représente ?
C’est quelque chose de vraiment spécial. On est très proches dans la vie, on habite dans le même village, on fait les trajets ensemble et on partage le même groupe de copains. Donc pouvoir jouer ensemble, c’est forcément un vrai plaisir. En plus, nos parents peuvent venir voir un seul match au lieu de deux. On a aussi vécu la montée ensemble, donc ça crée encore plus de souvenirs.
Quel genre de capitaine êtes-vous ?
Je ne suis pas forcément le capitaine qui parle le plus. Au départ, je pense que j’ai surtout été choisi pour mon rôle de leader technique. Avec les années et l’expérience, j’essaie davantage de conseiller les jeunes, de motiver le groupe et surtout de montrer l’exemple sur le terrain.
Le club mise sur les jeunes de la région ?
Oui, c’est clairement un projet important du club. L’idée, c’est de promouvoir les jeunes issus du mouvement junior et de la région. Aller chercher des joueurs de partout peut fonctionner à court terme, mais sur la durée, ce n’est pas viable. C’est aussi plus beau pour les supporters de voir des joueurs du club défendre les couleurs de l’équipe première.
Comment abordez-vous cette finale de Coupe ?
C’est ma troisième finale. Les deux premières, on les a perdues, donc forcément, on espère que cette fois sera la bonne. Une finale, c’est un match spécial : il n’y a pas de rattrapage possible. On y va avec l’envie de gagner, sans pression particulière, mais avec beaucoup de motivation.

La Coupe était un objectif dès le début de saison ?
Oui, clairement. On voulait aller le plus loin possible et essayer de la gagner. En championnat aussi, l’objectif est de prendre les matchs les uns après les autres et de continuer à engranger des résultats. Jusqu’ici, ça fonctionne plutôt bien.
Que représente la Coupe pour toi ?
La Coupe, c’est particulier parce qu’il n’y a pas le droit à l’erreur. En championnat, tu peux parfois te rattraper la semaine suivante. En Coupe, si tu perds, c’est terminé. Il faut être performant tout de suite et faire le travail le jour du match.
Saxon a souvent réussi en Coupe. Comment abordez-vous cette finale face à une équipe habituée à ce genre de rendez-vous ?
C’est sûr que Saxon a gagné trois fois lors des cinq dernières années (sans compter l’édition annulée pendant le Covid), donc je pense qu’ils peuvent la laisser cette fois-ci. Après, ça reste une finale, un beau match que tout le monde a envie de jouer, mais je ne pense pas qu’il y ait d’appréhension particulière. On y va à 200 %. Et puis, on va jouer ce match et, à la fin, que le meilleur gagne.




