BRP et Nedjat Sadiku : une histoire qui dure depuis près de 30 ans

4 Min de lecture

Arrivé en Suisse en 1990, Nedjat Sadiku a grandi avec ce club. Ancien joueur passé par les équipes actives, il s’est ensuite engagé comme entraîneur. Aujourd’hui à la tête de la deuxième équipe, il poursuit son aventure avec le BRP avec un objectif clair : faire monter son groupe en 3e ligue.

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Nedjat Sadiku, je suis originaire de Macédoine, j’ai 44 ans et je suis arrivé en Suisse en 1990. Je vis à Rolle depuis mes neuf ans et je suis papa de deux enfants.

BRP est né en 2011 de la fusion de Bursins, Rolle et Perroy.

Que représente ce club pour vous ?

C’est le club de mon cœur. Je vis à Rolle depuis mon arrivée en Suisse et j’y ai tout connu : les équipes, les jeunes et les anciens.

Depuis combien de temps êtes-vous impliqué dans le club ?

Depuis 1990 comme joueur, avec quelques passages ailleurs, et depuis 2014 comme entraîneur.

L’équipe est actuellement deuxième. Comment expliquez-vous cette réussite ?

Nous avons un bon mélange entre jeunes joueurs du club et éléments plus expérimentés. Il y a de la qualité et surtout une vraie cohésion dans le groupe. Les joueurs vivent bien ensemble et tout le monde tire dans la même direction.

Votre équipe possède la meilleure attaque avec 46 buts. Comment l’expliquez-vous ?

Nous arrivons souvent à marquer rapidement dans les matchs. Cela facilite les choses. Certains jeunes ont aussi gagné en expérience et, aujourd’hui ils s’affirment davantage.

Vous dites aussi qu’un joueur ne doit pas être figé à un seul poste. Pouvez-vous expliquer votre vision ?

J’aime voir les joueurs évoluer à différents postes. Cela permet de découvrir leurs qualités et parfois de trouver leur meilleur rôle sur le terrain. J’aime essayer des choses et parfois prendre des risques. Il faut chercher l’équilibre dans une équipe, et parfois certains ajustements sont nécessaires.

Dirigé par Nedjat Sadiku, BRP IIA est 1er, à égalité de points avec Tolochenaz IA.

Vous êtes un enfant du club et vous êtes là depuis de nombreuses années. Qu’est-ce qui vous motive à continuer ?

Tant que je sens que le club me fait confiance, que l’équipe progresse et que le travail avance, je continue avec plaisir. Si, un jour je vois que l’équipe n’avance plus ou que le club n’a plus besoin de moi, je laisserai ma place. On n’est pas éternel dans un club. Mais, pour l’instant, tout se passe très bien : les dirigeants me font confiance, les joueurs aussi, donc c’est très positif.

Quel serait l’idéal cette saison ?

Faire monter l’équipe en 3e ligue. Ce serait magnifique pour les joueurs, pour le club et pour toute la région.

Texte : Suat Jashari

Photos : Maxime Gubler

TAGGED:
Partager l'article