Onex sombre face au leader Prilly Sports

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Au stade municipal d’Onex, l’affiche avait tout d’un choc au sommet. Troisièmes avant le coup d’envoi, les joueuses du FC Onex accueillaient le leader, Prilly Sports, avec une occasion en or : revenir à cinq longueurs de la tête et relancer leurs espoirs de promotion. Mais la soirée a rapidement tourné à la désillusion. Face à un adversaire supérieur dans tous les domaines, les Genevoises se sont lourdement inclinées sur le score sans appel de 0-7.

Un départ cauchemardesque

Les Onésiennes n’ont pas eu le temps d’entrer dans leur match. Dès les premières minutes, Prilly prend le contrôle du ballon et se procure deux grosses occasions. Onex parvient bien à placer une première frappe, mais la possession est clairement vaudoise. À la 6e minute, la défense genevoise, mal placée, laisse un véritable boulevard à Inès Abetel, qui ne se fait pas prier pour remporter son face-à-face et ouvrir le score : 0-1.

Deux minutes plus tard, le coup est encore plus dur à encaisser. Une incompréhension entre une défenseure et sa gardienne, qui se télescopent, profite à Jennifer Aline Colombi. L’attaquante récupère le ballon et n’a plus qu’à le pousser dans le but vide : 0-2 après seulement huit minutes de jeu.

Passé ce début de rencontre difficile, les Genevoises se reprennent et les débats s’équilibrent quelque peu. Courageuses, elles osent remonter leur bloc et presser plus haut afin de gêner la relance adverse. Un pari audacieux, mais à double tranchant. Il laisse de larges espaces dans leur dos face à des attaquantes rapides et techniques.

Onex réussit quelques phases de jeu intéressantes, mais elles restent trop rares pour véritablement inquiéter les Violettes. À la pause, avec seulement deux buts de retard, tout reste encore possible, même si la supériorité de Prilly est déjà bien visible.

Le coup de massue au retour des vestiaires

Les Genevoises espéraient revenir des vestiaires avec de meilleures intentions. Pourtant, la seconde période commence de la pire des manières. Dès l’engagement, Prilly se projette vers l’avant et Jennifer Aline Colombi s’offre un doublé : 0-3. Les Onésiennes n’ont même pas le temps de se remettre dans le match que l’écart s’est déjà creusé.

Ce troisième but libère définitivement les Violettes, qui accélèrent encore. À la 51e minute, Elsa Kägi, entrée en cours de partie, porte la marque à 0-4. Onex peine alors à contenir les assauts adverses, en particulier sur son côté gauche, où Prilly fait la différence à répétition. Trois minutes plus tard, Jennifer Aline Colombi, adresse un centre que Mathilde Christen convertit. Elle profite d’une intervention manquée d’Amanda Wehrlen Louro : 0-5.

Le danger vient ensuite de l’autre côté du terrain. À la 58e minute, Angelica De Vito délivre un superbe centre de l’extérieur du pied qui traverse toute la surface. À la réception, Mathilde Christen conclut d’une frappe rasante dans le petit filet. Elle s’offre à son tour un doublé : 0-6. En l’espace de sept minutes, la rencontre a définitivement basculé.

Le septième but vient résumer la soirée difficile des Genevoises. Sur un coup franc très excentré, à mi-chemin entre la frappe et le centre, le ballon ne semble pas présenter de grand danger. Amanda Wehrlen Louro paraît avoir la situation sous contrôle, mais le cuir lui glisse entre les mains et franchit lentement la ligne : 0-7.

À dix minutes du terme, Onex tente encore de sauver l’honneur après la blessure d’Océane Piva, la gardienne de Prilly, contrainte de céder sa place. Une joueuse de champ enfile alors les gants. Les Genevoises tentent immédiatement de la surprendre d’un lob depuis le milieu de terrain, mais la tentative ne trouve pas le cadre. Même face à une gardienne improvisée, le but de l’honneur ne viendra pas.

Une leçon, mais des motifs de satisfaction

Malgré l’ampleur du score, Onex n’a jamais renié ses principes. Les Genevoises ont affiché une volonté claire de jouer au ballon, en relançant au sol et en cherchant constamment à construire depuis l’arrière. Jusqu’au milieu de terrain, la circulation est fluide et les combinaisons en une ou deux touches fonctionnent bien. C’est dans le dernier tiers que les choses se compliquent. Une fois dans la moitié adverse, il manque encore ce petit quelque chose, notamment de la présence et du poids devant le but, pour transformer ces séquences intéressantes en véritables occasions.

Surtout, les Onésiennes ont eu le mérite de se battre jusqu’au bout. Menées 0-7, elles auraient pu baisser les bras. Elles ne l’ont jamais fait et ont continué à chercher ce but qui aurait récompensé leurs efforts.

Ce lourd revers ne remet toutefois pas en cause la belle première partie de saison d’Onex, dont la troisième place n’a rien d’un hasard. Cette rencontre a en revanche montré le chemin qu’il reste à parcourir pour pouvoir rivaliser avec le leader. Les joueuses d’Orazio Margarone devront désormais rapidement tourner la page afin de rester accrochées au wagon de tête.

FC Onex – FC Prilly-Sports 0-7 (0-2)

Buts : 6e Inès Abetel (0-1), 8e/46e Jennifer Aline Colombi (0-3), 51e Elsa Kägi (0-4), 54e/58e Mathilde Christen (0-6), 68e Amanda Wehrlen Louro contre son camp (0-7).

FC Onex : Amanda Wehrlen Louro ; Claudia Tozzi Alarcon (C), Camille Philippe, Julie Bussinger, Ruby Lynch ; Louisa Noémie Rouge, Elena Margarone, Léa Falvo, Valentine Golaz ; Thaissa Luongo, Inês Pedrosa Simões.

Remplaçantes : Elodie Stavroula Skoulikas, Massangbe Soumahoro, Heidi Abdel Moneim Mostafa, Arianne Menacho Fernandez, Winta Amine, Rebecca Flor Carmen Hebert.
Entraîneurs : Orazio Margarone, Jessica Alves Vieira, Tindara Santarelli et Heidi Abdel Moneim Mostafa.

FC Prilly-Sports : Oceane Piva ; Marion Grossrieder, Loreta Sadiku (C), Roisin Ferro, Alyssia Mariller ; Inès Abetel, Angelica De Vito ; Jennifer Aline Colombi, Maria Eduarda Silva Donato, Serena Lina Almeida Ferreira Ferreira ; Suela Guncati.

Remplaçantes : Elsa Kägi, Yael Mondin, Mathilde Grosso, Alisa Hyseni, Ana Rita De Barros, Mathilde Christen, Laura Abigail Lampe.
Entraîneurs : Pedro Goncalves, Lirona Sadiku et Paul Micheli.

Texte & Photos : Loïc Marendaz

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