Trente ans après la fusion entre La Tour-de-Trême et Le Pâquier, le FC La Tour/Le Pâquier continue de grandir sans renier ses racines. Entre développement du mouvement junior, essor du football féminin et futur chantier du Centre Sportif Gruérien, les défis ne manquent pas. À sa tête, Joan Yenni entend poursuivre le travail de ses prédécesseurs tout en préparant l’avenir d’un club profondément attaché à son identité familiale et régionale.
S’inscrire dans la continuité
Reprendre les rênes d’un club de football après le passage de figures historiques n’a rien d’anodin. Lorsque Joan Yenni succède à des hommes de conviction comme Jean-Pierre Wehren et feu Bernard Steinhelber, il choisit d’emblée la carte de l’humilité : « Des personnes comme Bernard ont énormément donné pour ce club pendant de nombreuses années. On ne reprend pas un tel rôle en arrivant avec l’idée de tout changer. Mon objectif était plutôt de m’inscrire dans cette continuité, tout en apportant quelques idées nouvelles et une nouvelle énergie. »
Cette énergie, le président la puise directement dans les forces vives du collectif gruérien. Ce qui le fait vibrer au quotidien, « c’est de voir autant de personnes s’investir pour le club. Que ce soit au comité, dans les équipes techniques, parmi les bénévoles ou les joueurs, chacun apporte sa contribution. C’est cette implication collective qui nous permet d’avancer et de relever les défis. »
Derrière cette dynamique, l’ambition reste intacte : développer le mouvement junior et renforcer l’ancrage régional, « mais sans perdre ce qui fait notre identité : un club familial, proche de ses membres ». Une famille qui continue d’ailleurs de s’agrandir, puisque le président se dit « particulièrement heureux de voir l’évolution du football féminin, qui fait désormais pleinement partie de notre projet sportif ».
Trente ans après, la fusion comme une évidence
Trente ans après la fusion entre La Tour-de-Trême et Le Pâquier, la plus belle des réussites est sans doute de constater que ce mariage fait désormais pleinement partie du paysage footballistique gruérien : « Personne ne parle vraiment de la fusion, mais simplement du FC La Tour/Le Pâquier. Les générations se sont succédé, mais l’esprit est resté le même. »
Une cohésion précieuse, soutenue également par « l’aide constante des communes du Pâquier et de la Ville de Bulle ».

La jeunesse au cœur du projet
Pour autant, la vie du club comporte son lot de défis quotidiens. Et puisque l’avenir se construit notamment à travers la jeunesse, la formation demeure au cœur du projet. « Notre rôle est de transmettre une passion, des valeurs et un cadre permettant à chaque enfant de s’épanouir. C’est toujours une grande satisfaction de voir un jeune arriver ensuite dans les équipes actives. »
Cette vitalité se heurte toutefois à une réalité logistique : « Les terrains ne suffisent plus toujours à répondre à la demande. Cela nous oblige parfois à jongler avec les horaires. »
Un grand chantier à l’horizon
À cette gymnastique quotidienne s’ajoutera bientôt un chantier d’une tout autre ampleur avec la future réalisation du Centre Sportif Gruérien. Le terrain principal devant être détruit puis déplacé, une période de transition attend forcément le club. Joan Yenni en est conscient : « Il va falloir s’adapter pendant cette période et trouver des solutions pour que les entraînements et les matchs continuent à se dérouler dans de bonnes conditions. »
C’est précisément dans cette capacité à s’adapter et à faire front ensemble que s’exprime toute la philosophie du président. Malgré les transformations à venir et les contraintes logistiques, le cap reste fixé sur l’essentiel : préserver l’identité d’un club familial et formateur, profondément attaché à sa région.
Car au FC La Tour/Le Pâquier, bien au-delà des 90 minutes disputées chaque week-end, c’est toute une communauté, des plus jeunes aux anciens, qui continue de faire battre le cœur du football gruérien.

Texte : S.Rossier
Photos : Colin Pasquier et photo d’équipe par klique.sport







